Le Paraguay est-il une juridiction à risque ?
Non, au sens des listes internationales. Au 19 juin 2026, le Paraguay ne figure ni sur la liste des juridictions à haut risque appelant une action du GAFI, ni sur celle des juridictions sous surveillance renforcée, communément appelée liste grise. Il n'apparaît pas davantage à l'annexe I de la liste de l'Union européenne des juridictions non coopératives à des fins fiscales, dans sa version du 17 février 2026. La prochaine révision de la liste européenne est attendue en octobre 2026. Ce constat retire l'obstacle réglementaire formel ; il ne dispense pas des obligations de vigilance de droit commun.
Pourquoi cette question arrive toujours en premier
Dans un cabinet, la question du Paraguay ne commence presque jamais par la fiscalité. Elle commence par le service conformité, ou par la banque du client, qui pose une question fermée et attend une réponse documentée. Une réponse imprécise bloque le dossier pendant des semaines ; une réponse datée et sourcée le débloque en une page.
Ce que disent les listes du GAFI
Le GAFI publie trois fois par an deux documents distincts. Le premier identifie les juridictions à haut risque appelant une action, appelée liste noire : au 19 juin 2026, elle comprend la Corée du Nord, l'Iran et le Myanmar. Le second identifie les juridictions sous surveillance renforcée, appelée liste grise. Le Paraguay ne figure sur aucun des deux.
La précision utile dans un dossier régional : la Bolivie et le Venezuela figurent, eux, sur la liste de surveillance renforcée à cette même date. Un cabinet qui traite plusieurs juridictions sud-américaines a intérêt à documenter la distinction plutôt qu'à raisonner par zone géographique.
Le Paraguay est par ailleurs membre du groupe d'action financière d'Amérique latine, et son dispositif national a fait l'objet d'une évaluation mutuelle dans ce cadre.
Ce que dit la liste européenne
Le Conseil de l'Union européenne révise deux fois par an la liste des juridictions non coopératives à des fins fiscales. L'annexe I est la liste proprement dite ; l'annexe II recense les juridictions ayant pris des engagements de réforme et faisant l'objet d'un suivi. Dans la version du 17 février 2026, dix territoires figurent à l'annexe I. Le Paraguay n'en fait pas partie.
L'enjeu est concret. L'inscription à l'annexe I déclenche des mesures défensives dans les États membres : non-déductibilité de certaines charges, retenues à la source majorées, durcissement des règles applicables aux sociétés étrangères contrôlées, obligations déclaratives renforcées. Aucune de ces mesures ne s'applique au titre de la liste s'agissant du Paraguay.
Ce que ce constat ne dit pas
Il ne dit rien de la pratique bancaire. Les établissements européens appliquent leurs propres grilles de risque, et un flux vers le Paraguay déclenche fréquemment des demandes de justification renforcées, sans lien avec le statut du pays sur une liste officielle. Il ne dit rien non plus de la qualité de l'exécution locale ni de la fiabilité d'un prestataire donné.
Enfin, un statut de liste se vérifie à date. La révision européenne d'octobre 2026 est le prochain point de contrôle.
Questions fréquentes sur la conformité
Le Paraguay figure-t-il sur la liste noire du GAFI ?
Non. Au 19 juin 2026, la liste des juridictions à haut risque appelant une action du GAFI compte trois pays : la Corée du Nord, l'Iran et le Myanmar. Le Paraguay n'y figure pas.
Le Paraguay figure-t-il sur la liste grise du GAFI ?
Non. Au 19 juin 2026, le Paraguay n'apparaît pas sur la liste des juridictions sous surveillance renforcée. En Amérique latine, la Bolivie et le Venezuela y figurent, ce qui rend la distinction utile dans un dossier.
Le Paraguay est-il sur la liste européenne des paradis fiscaux ?
Non. Il n'apparaît pas à l'annexe I de la liste de l'Union européenne des juridictions non coopératives à des fins fiscales, dans sa version du 17 février 2026. La prochaine révision de cette liste est attendue en octobre 2026.
Cela signifie-t-il qu'aucune vigilance particulière ne s'impose ?
Non. L'absence de ces listes retire l'obstacle réglementaire formel, elle ne dispense pas des obligations de vigilance de droit commun. En pratique bancaire, les flux vers ou depuis le Paraguay déclenchent régulièrement des demandes de justification renforcées, indépendamment du statut du pays sur les listes internationales.
Sources consultées directement : déclarations publiques du GAFI du 19 juin 2026 ; conclusions du Conseil de l'Union européenne du 17 février 2026. Dernière vérification : 28 juillet 2026.