Dossier pays vérifié le 28 juillet 2026 Aucune commission - honoraires uniquement
PowerExpatExpertise pays - Paraguay
Décider - Le moment

Partir au Paraguay maintenant, plus tard, ou tester d'abord : la question du moment

Publié le 7 octobre 2026 · État du dossier pays au 28 juillet 2026
Réponse directe

La plupart des mauvaises décisions que je vois ne portent pas sur le pays mais sur le moment. Le Paraguay tient souvent sur le fond et ne tient pas dans le calendrier de la personne : une cession en cours, un enfant en dernière année de lycée, un bien à vendre dans un marché mal orienté, un conjoint en poste. La bonne méthode consiste à séparer la décision de la signature : explorer et préparer se fait toujours, s'engager attend la fenêtre. Un séjour test de deux à trois mois sans visa, hors saison douce, règle la majorité des hésitations à faible coût.

Décider n'est pas signer

Une décision de principe se prend quand les cinq questions de fond ont une réponse : revenu, entourage, langue, horizon, friction. Une signature, elle, engage un calendrier : dépôt de résidence, bail, vente d'un bien en Europe, radiation d'un régime social. Entre les deux, il y a une période de préparation qui ne coûte presque rien et qui est presque toujours sautée. C'est là que je place l'essentiel du travail.

Les trois verdicts possibles sur le moment

Maintenant. Le revenu est déjà transférable, les personnes qui partent sont d'accord, aucune échéance lourde ne retient en Europe. Dans ce cas, le calendrier se construit sur le droit paraguayen : dépôt de la résidence temporaire, deux ans, conversion. Le seul risque est de sous-estimer le temps de préparation documentaire, apostilles et traductions comprises.

Plus tard. Le pays tient, mais une échéance en Europe prime : une cession d'entreprise dont la fiscalité dépend de la résidence au moment de la vente, un divorce en cours, un parent dépendant, un bac dans dix-huit mois. Partir avant l'échéance crée un problème que le Paraguay ne résout pas. La bonne réponse est une date, pas un renoncement, et la préparation commence tout de suite.

Tester d'abord. Le doute porte sur la vie réelle, pas sur les textes : la chaleur, la langue, l'isolement, le rythme. Aucun dossier ne répond à cela. Un séjour de soixante à quatre-vingt-dix jours, autorisé sans visa aux ressortissants français et belges, y répond. Je le recommande en saison chaude, de novembre à mars, hors des quartiers où l'on peut vivre en français, et avec un budget de vie locale, pas de vacances.

Ce qui dépend du calendrier paraguayen

La résidence temporaire prévue par la loi 6984/22 vaut deux ans et se convertit en résidence permanente sur demande déposée au moins quatre-vingt-dix jours avant son terme. La résolution DNM 407/2026 s'applique aux dossiers déposés à compter du 6 juillet 2026 : les critères de solvabilité économique exigés à la conversion ont été précisés, sans seuil de revenu minimum. Ce calendrier fixe la date la plus précoce à laquelle une résidence permanente peut exister. Il n'est pas compressible, et toute promesse de raccourci doit être lue comme un signal d'alerte.

Ce qui dépend du calendrier français ou belge

La date de transfert de domicile fiscal est appréciée par l'administration du pays de départ sur des faits, pas sur une déclaration. En France, l'article 4 B du CGI fixe les critères, et l'absence de convention avec le Paraguay prive de tout mécanisme de départage. L'année du départ est une année de résidence partagée, avec ses obligations déclaratives spécifiques. Pour un dirigeant qui cède, l'exit tax de l'article 167 bis du CGI entre en jeu au-delà des seuils, et l'absence de convention en modifie les conditions de sursis. Ces questions se traitent avec le conseil fiscal du client, avant la date, jamais après. Le dossier fiscal donne le cadre.

Ce que je vois le plus souvent. Un projet décidé en janvier, un dépôt de résidence en mars, une vente immobilière en Europe qui traîne jusqu'en novembre, et une personne qui vit entre deux pays sans être installée dans aucun. La séquence inverse, préparer d'abord, vendre, puis déposer, coûte le même argent et deux fois moins d'énergie.

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FAQ

Questions sur le moment du départ

Combien de temps un Français ou un Belge peut-il rester au Paraguay sans visa ?

Quatre-vingt-dix jours en qualité de touriste, sans visa préalable. Ce délai suffit à un séjour test sérieux. Il ne permet pas de travailler sur place.

Quelle est la meilleure saison pour un séjour test ?

La saison chaude, de novembre à mars. Si le pays tient à quarante degrés, en période de coupures et de pluies, il tiendra le reste de l'année. Tester en juillet donne une image trop favorable.

Faut-il vendre en Europe avant de partir ?

Cela dépend du projet, mais l'ordre compte : une vente qui s'éternise après le départ maintient des liens avec le pays de départ et complique la lecture de la résidence fiscale. Dans le doute, vendre d'abord, partir ensuite.

Que se passe-t-il l'année du départ sur le plan fiscal ?

L'année du transfert est partagée entre deux résidences, avec des obligations déclaratives dans le pays de départ. Sans convention, la date retenue repose sur les faits, et il est utile de pouvoir la documenter : bail, billets, radiation, inscription consulaire.

Peut-on accélérer la résidence permanente ?

Dans la voie standard, non : deux ans de résidence temporaire précèdent la conversion. La voie investisseur donne un accès direct sous conditions propres. Toute autre promesse de raccourci mérite une vérification auprès d'un avocat paraguayen.

Sources consultées directement : loi 6984/22 ; résolution DNM 407/2026 ; Code général des impôts, art. 4 B ; publications du GAFI et liste européenne des juridictions non coopératives. Dernière vérification du dossier pays : 28 juillet 2026.