Dossier pays vérifié le 28 juillet 2026 Aucune commission - honoraires uniquement
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Décider - Le plan B

Paraguay plan B : pour qui cela tient, pour qui non

Publié le 7 octobre 2026 · État du dossier pays au 28 juillet 2026
Réponse directe

Un plan B paraguayen est une option que l'on construit sans l'exercer : une résidence obtenue et maintenue, des repères sur place, éventuellement un compte et un pied-à-terre, pour pouvoir partir vite si la situation en Europe l'exige. L'option est réelle et peu coûteuse à construire, mais elle a une date de péremption et des obligations d'entretien que la plupart de ceux qui en parlent ignorent. Elle tient pour les personnes dont le revenu est transférable et qui acceptent de revenir régulièrement sur place. Elle ne tient pas pour celles qui espèrent une résidence « dans un tiroir » sans y mettre les pieds, ni pour celles dont le vrai sujet est de quitter la fiscalité française sans quitter la France.

Ce qu'un plan B veut dire, concrètement

Depuis deux ans, une part croissante des personnes qui me consultent ne veulent pas partir. Elles veulent pouvoir partir. La dette publique, l'instabilité politique, la pression fiscale, le climat social, chacun a sa raison, et je ne discute pas les raisons. Je discute ce que l'option coûte et ce qu'elle exige, parce que c'est là que les projets se défont.

Un plan B tenu se compose d'une résidence légale paraguayenne obtenue et maintenue en règle, d'un minimum de présence physique, d'un compte bancaire ouvert, parfois d'un logement, et surtout d'une connaissance suffisante du pays pour que le jour où l'on part, on sache où l'on va. Un plan B non tenu est une carte de résidence périmée dans un tiroir parisien, et j'en vois beaucoup.

La date de péremption du plan B

La résidence temporaire instaurée par la loi 6984/22 dure deux ans. Sa conversion en résidence permanente suppose le respect des conditions de la période temporaire, dont la règle d'absence du territoire, et une demande déposée au moins quatre-vingt-dix jours avant l'expiration. Un plan B construit en 2026 doit donc être réactivé en 2028, sur place, avec un dossier à jour et la solvabilité économique précisée par la résolution DNM 407/2026. Passé ce délai, le plan B n'existe plus, et il faut recommencer. La résidence permanente, une fois obtenue, vaut dix ans, mais elle aussi suppose de ne pas s'absenter au-delà de ce que la loi tolère. Le dossier résidence donne le calendrier.

Ce que le plan B ne règle pas : la fiscalité française

C'est le point sur lequel je contredis le plus souvent mes interlocuteurs. Une carte de résidence paraguayenne ne change rien à votre résidence fiscale française tant que votre foyer, votre séjour principal, votre activité ou le centre de vos intérêts économiques restent en France. En l'absence de convention entre les deux pays, aucun critère conventionnel ne vient départager : c'est l'article 4 B du Code général des impôts, et lui seul, qui décide. Un plan B n'est pas un dispositif d'optimisation. Celui qui le présente ainsi vend autre chose que ce qu'il dit. L'idée reçue correspondante est traitée à part.

Pour qui l'option tient

Elle tient pour les personnes dont le revenu peut suivre : pension, revenus de capitaux, activité servie à distance. Elle tient pour celles qui acceptent deux séjours par an au minimum, parce qu'un pays qu'on ne pratique pas n'est pas un refuge mais une destination inconnue. Elle tient pour celles qui ont compris que le Paraguay n'est pas la Suisse, qu'une clinique privée d'Asunción est bonne mais que le système public ne l'est pas, et que l'option B a un coût d'entretien annuel, modeste, mais réel.

Pour qui elle ne tient pas

Elle ne tient pas pour les personnes dont le projet réel est de rester en France en payant moins d'impôts. Elle ne tient pas pour celles qui ne reviendront pas sur place avant que la situation ne les y force, parce qu'on ne découvre pas un pays en situation d'urgence. Elle ne tient pas non plus pour celles qui attendent du Paraguay une protection juridique contre leur propre État : l'échange automatique de renseignements fonctionne, et le Paraguay n'a aucun intérêt à se mettre en porte-à-faux avec l'OCDE. Le dossier conformité en dit plus.

Point de vigilance, pas prédiction. La demande de résidence paraguayenne par des Européens a fortement augmenté. Les délais d'instruction et les exigences documentaires évoluent par voie réglementaire, avec application quasi immédiate. Un plan B construit sur les règles de 2024 n'est plus celui de 2026.

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FAQ

Questions sur le plan B

Peut-on obtenir une résidence paraguayenne et la garder sans y vivre ?

On peut l'obtenir sans y vivre à plein temps, mais pas la garder sans y revenir. La résidence temporaire se convertit au bout de deux ans sur un dossier à jour déposé sur place, et la loi encadre les absences. Une carte obtenue puis oubliée ne constitue pas un plan B.

Un plan B au Paraguay réduit-il mes impôts en France ?

Non, tant que votre centre de vie reste en France. Sans convention fiscale, l'article 4 B du CGI s'applique seul : foyer, séjour principal, activité, intérêts économiques. Un plan B est une option de départ, pas un outil d'optimisation.

Combien coûte l'entretien d'un plan B ?

L'ordre de grandeur est celui de deux voyages par an, d'un hébergement sur place, des frais de dossier à la conversion, et éventuellement d'un logement ou d'une assurance santé locale. Le poste principal est le temps, pas l'argent.

Le Paraguay est-il un pays sûr comme plan B ?

Il est stable, hors des listes du GAFI et de l'Union européenne au 28 juillet 2026, et il n'y a pas de contrôle des changes. Ce n'est ni un pays riche ni un pays sans délinquance, et le système de santé public ne remplace pas une assurance privée.

Faut-il acheter un bien pour construire un plan B ?

Non, et je déconseille d'acheter avant d'avoir pratiqué le pays. La location est accessible, le marché immobilier d'Asunción est opaque pour un étranger, et un bien acheté trop tôt devient la raison pour laquelle on ne revient pas sur sa décision.

Sources consultées directement : loi 6984/22 ; résolution DNM 407/2026 ; Code général des impôts, art. 4 B ; publications du GAFI et liste européenne des juridictions non coopératives. Dernière vérification du dossier pays : 28 juillet 2026.